7/06/2019 – Vers une « dédollarisation » des échanges internationaux ?

Tant la Chine que la Russie sont la cible de la politique étrangère de Washington, surtout depuis l’accession à la Présidence de Donald Trump. La décision de certains Etats de réduire leur dépendance vis-à-vis du dollar, la «dédollarisation» semble en être une des conséquences.

L’Union européenne, quant à elle, s’efforce d’atténuer les conséquences de la politique américaine à l’encontre de l’Iran en instituant un système de paiement en dollars qui permettrait de contourner le dollar.

Il convient néanmoins de souligner que l’Eurosystème – soit la Banque centrale européenne et les banques centrales nationales, dont la Banque nationale de Belgique – est d’avis que l’utilisation de l’euro à l’échelle internationale doit être la résultante de forces du marché. L’Eurosystème n’empêche ni ne promeut l’utilisation de l’euro à l’échelle internationale. Il surveille cependant les évolutions en la matière. 

Dans ce contexte, j’ai interpellé le Ministre des Finances afin qu’il fasse le point sur cette situation et sur les impacts qu’elle pourrait avoir sur notre pays et son économie. Voici quelques éléments.

Quelles seraient les conséquences sur l’Euro, et plus globalement sur l’économie européenne, sur l’économie belge d’un abandon du Dollar en tant qu’instrument de paiement universel ?

Si le rôle du dollar des États-Unis en tant que moyen de paiement international vient à diminuer, il se posera la question de savoir quelle monnaie verra sa part augmenter dans ce rôle. L’euro est certes la deuxième monnaie la plus importante du système monétaire international, après le dollar des Etats-Unis, mais force est de noter que mesurée à l’aune d’un indicateur large établi par la BCE, son importance ne s’est pas accrue ces dernières années. La réponse à cette question déterminera également dans quelle mesure l’euro et les économies européennes et belge s’en trouveront influencés. Si l’euro devait jouer un rôle plus important, il n’est a priori pas évident, de déterminer si l’euro croîtrait en valeur. Le risque existe cependant que son cours de change devienne plus volatil, ce qui pourrait se traduire par des mouvements plus amples de l’inflation. Une telle situation pourrait confronter la politique monétaire à des défis sur le plan de la préservation de la stabilité des prix. Si l’euro était également plus utilisé en tant que monnaie de facturation dans les transactions internationales, l’effet des fluctuations des cours de change sur l’inflation diminuerait néanmoins. Il n’est donc pas simple de prévoir l’effet net de variations dans l’utilisation d’une monnaie à l’échelle internationale.

-L’Euro a démontré sa stabilité depuis sa création. Quels sont les freins structurels à ce que notre monnaie devienne à son tour une référence internationale dans les échanges commerciaux ?

Trois éléments déterminent le rôle international d’une monnaie :

  • la profondeur, l’ouverture et le bon fonctionnement des marchés financiers intérieurs;
  • la stabilité de la monnaie et la confiance dans sa stabilité future;
  • les liens internationaux de l’économie concernée.

La politique monétaire de la BCE axée sur la stabilité des prix constitue la meilleure garantie pour préserver la stabilité de la monnaie. L’union monétaire européenne reste néanmoins une construction institutionnelle dont la pérennité exige encore des progrès importants pour approfondir son intégration, notamment quant à l’organisation du système financier et au rôle des marchés financiers. Ce sont en effet des domaines où il est possible de faire des progrès pour rendre l’euro plus attractif comme référence internationale et de mener une politique active – ce qui est d’ailleurs le cas. Ainsi, la réalisation de l’union bancaire et les étapes ultérieures qui mèneront à une union des marchés de capitaux pourraient être favorables à l’utilisation de l’euro à l’échelle internationale. Quant au degré d’internationalisation des relations de l’économie, c’est une variable difficilement influençable (du moins pas à court terme).

Quelle est la position de la Belgique quant à la «dédollarisation» des échanges ? N’est-ce pas pour l’Europe une occasion pour renforcer sa souveraineté financière et monétaire ?

Lors de la réunion de l’Eurogroupe de janvier 2019, les membres de la zone euro ont salué et discuté l’initiative de la Commission visant à renforcer le rôle international de l’euro ainsi que les mesures proposées dans sa récente communication (COM(2018) 796). La Belgique a toujours été favorable à un plus grand rôle de l’euro à l’international. Je suis néanmoins d’avis que pour promouvoir ce rôle international, un environnment économique et financier stable est nécessaire. Pour ce faire, compléter l’Union Bancaire et l’Union des Marchés des Capitaux, et approfondir l’Union Economique et Monétaire sont des étapes essentielles.

Nous devons rester conscients du fait que renforcer la souveraineté financière de la zone euro et qu’intensifier le processus de « dédollarisation » sont des processus graduels qui prendront du temps. La dépendance vis-à-vis du dollar dans certains secteurs spécifiques de l’économie s’est construite sur la confiance et la stabilité et doit donc être considérée dans une perspective historique. L’euro, depuis sa création, a prouvé sa valeur à travers les crises qu’il a traversées. Néanmoins, comme mentionné plus haut, d’importants progrès doivent encore être réalisés.

Dans sa communication, la Commission a pointé certains secteurs, comme l’aviation ou l’énergie, dans lesquels des mesures peuvent être envisagées. Des opportunités existent dans ces marchés pour un rôle accru de l’euro à court terme. Changer les contracts afin que la facturation puisse se faire en euro est une opération relativement aisée, à condition naturellement que les deux parties soient d’accord. La communication de la Commission fait également état d’autres exemples comme la compensation des produits dérivés ou d’incitants pour augmenter le volume d’activité. L’intention de la Belgique est de faire figurer ce sujet en tête de l’agenda.

La politique de sanctions américaine contre de nombreux pays entame-t-elle la confiance dans le dollar en tant qu’instrument de paiement universel ?

Le recours abusif de l’administration américaine aux sanctions commerciales peut en effet saper la confiance dans le dollar, mais je n’attends pas de dédollarisation rapide:

  • les projets politiques visant à développer avec l’Iran un système de paiement qui ne fait pas intervenir le dollar ne sont pas encore opérationnels, et ils ne sont en outre pas de nature à mettre un terme au rôle de monnaie internationale du dollar;
  • le fait que, à l’heure actuelle, il n’existe pas d’alternatives valables au dollar en tant que monnaie internationale est, selon moi, plus important. En ce qui concerne les critères précités, les rivaux actuels du dollar, à savoir l’euro ou le yuan chinois, accusent toujours un retard trop important par rapport à celui-ci pour pouvoir être acceptés comme monnaie internationale. Selon les économistes spécialistes de ce sujet, cette situation va certainement encore durer une à deux décennies;
  • enfin, on peut remarquer que le dollar profite d’effets de réseau: les banques et les entreprises internationales utilisent le dollar parce que les autres le font également. Il en résulte une certaine inertie, les habitudes ne changeant pas si rapidement.
Publicités

22/05/2019 – Sud Presse – L’Europe au coeur de la région du Centre

Capture d’écran 2019-05-22 à 14.08.33.png

Sud Presse revenait ce matin sur les visites d’entreprises auxquelles j’ai pris part la semaine dernière.

Morceaux choisis :

Grâce à l’Europe, 177,363 millions d’euros ont été investis dans la région du Centre pour la période en cours de 2014-2020. C’est grâce aux fonds FEDER que ces investissements ont eu lieu. L’Europe est donc intervenue pour plus ou moins 40 % de ce montant dans des domaines aussi variés que la rénovation urbaine, l’insertion socio-professionnelle, l’innovation ou encore des projets sociaux,portés par des communes, des CPAS, des associations, des centres de formation ou des entreprises.

Pour Jean-Jacques Flahaux(MR), la visite de Thermibel et du CeRAIC était symbolique de la réalité européenne : « Thermibel a été fondée par un belge d’origine italienne, c’est ça aussi l’Europe ! Et aujourd’hui, même si c’est trop lent, il reçoit de l’aide de l’Europe et emploie 26 personnes, c’est malgré tout positif. Quant au CeRAIC, il symbolise le témoin nécessaire entre les habitants de notre pays et les nouveaux arrivants. Que les uns s’adaptent aux autres est primordial pour l’Europe car pour répondre aux questions démographiques, l’immigration est essentielle. »
Les deux candidats de la région du Centre aux élections européennes, Olga Zrihen (PS) et Jean-Jacques Flahaux (MR) se rejoignent sur un point : la vision de l’immigration au sein de l’Union Européenne doit changer, et donc, également la manière de la gérer. Pour le député fédéral MR sortant, « l’immigration est une chance ! Il faut le comprendre. Angela Merkel l’avait d’ailleurs bien compris en Allemagne. C’est une manière de répondre aux questions démographiques, à nos populations vieillissantes. Il nous faut des jeunes ! Il faut donc changer l’état d’esprit : l’immigration n’est pas un problème, c’est une partie de la solution. » Une philosophie qui dénote tout de même de celle montrée par le gouvernement fédéral ces dernières années… « C’est en tout cas mon avis, et je le vois dans ma ville, quand je rencontre des jeunes issus de l’immigration, la première chose à laquelle ils aspirent, c’est de travailler. Pour contribuer à la société. Il faut déconstruire les clichés. »
L’Europe apporte divers soutiens financiers à la Belgique, à la Wallonie et donc, également, à la région du Centre. Elle intervient dans divers domaines, notamment auprès des entreprises, pour renforcer leur compétitivité, l’innovation, l’attractivité territoriale et la transition vers la diminution d’émissions, mais aussi auprès des communes en vue du développement urbain, et au niveau de la formation. C’est via la Région Wallonne et les fonds FEDER que les entreprises peuvent, notamment, obtenir une aide de l’Europe en termes de compétitivité ou d’aide au développement. Les derniers fonds FEDER courraient entre 2014 et 2020. Active sur Strépy-Bracquegnies dans la création de capteurs de chaleur industriels, la société Thermibel a obtenu 700.000 euros en tant que PME. Une aide qui était, bien entendu, la bienvenue, mais sur laquelle ne comptait pas du tout Giancarlo Pistis, le patron et fondateur de Thermibel, comme il l’a expliqué à Olga Zrihen (PS) et Jean-Jacques Flahaux (MR), venus visiter son entreprise en tant que candidats à l’Europe : « L’aide européenne, c’est la cerise sur le gâteau. Mais quand je décide d’un projet, je n’en tiens pas compte. Je ne me lance que si je suis certain de pouvoir le financer seul, avec le soutien des banques. Parce que lorsque l’on fait une demande d’aide européenne, on n’obtient l’argent, si la demande est acceptée, que deux ou trois ans plus tard ! Pour un industriel comme moi, c’est beaucoup trop long. Jusqu’ici, à chaque fois que j’ai fait des demandes, elles ont été acceptées… Mais si j’avais dû attendre d’avoir les fonds, je n’aurais jamais pu m’agrandir ! »
Autre souci, les critères demandés pour obtenir une aide : « Là, nous nous attaquons au marché français. Mais pour être rentable, nous devons nous agrandir. J’ai donc un projet pour augmenter la surface de l’usine et aussi réorganiser tout l’intérieur, notamment en agrandissant notre laboratoire. Le problème, c’est que je suis censé dire combien d’emplois je compte créer ! Mais ça, je suis incapable de le dire actuellement, parce que ça dépend de la réponse du marché à notre prospection ! »
Pour Jean-Jacques Flahaux, l’Europe doit pouvoir se montrer plus souple : « Il faudrait que dès qu’un projet est crédible, que l’on peut prouver qu’il tient la route, les fonds soient immédiatement délivrés. L’intervention doit être beaucoup plus rapide ! »

15/05/2019 – Sud Presse – 142 vols de voiture par ruse

Le 10 mai dernier, Sud Presse revenait sur l’une de mes dernières questions parlementaires. J’avais interrogé le Ministre de l’Intérieur au sujet des vols de voitures par ruse.

Capture d’écran 2019-05-15 à 10.20.22

Alors que les Français s’inquiètent de « l’arnaque au billet de 50 € » pour voler une voiture, le ministre De Crem indique que 142 vols de voitures ont été commis, par ruse, en 2017. Les voleurs débordent d’imagination.

 

L’arnaque au billet de 50 euros consiste à poser un billet ou un objet de valeur sur le pare-brise d’un conducteur, pour l’inciter à sortir de son véhicule pour le récupérer. Si le conducteur sort, moteur allumé et clés dans le contact, l’arnaqueur en profite pour s’enfuir avec. Il y a quelques mois, la police française mettait les Français en garde contre ce type d’arnaque, via les réseaux sociaux.

En Belgique, le député brainois Jean-Jacques Flahaux (MR) s’est inquiété de la chose et a interrogé le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem à ce sujet. Il voulait savoir si « l’arnaque au billet

de 50 € » existait chez nous et s’il ne faudrait pas, nous aussi, lancer une campagne de sensibilisation semblable à celle réalisée en France, afin d’appeler les automobilistes à la vigilance.

Le ministre a interrogé la police mais les statistiques policières ne permettent pas d’entrer dans de tels détails. On notera que la police française, interrogée par les médias français, n’avait pas pu fournir non plus de chiffres sur l’arnaque au billet de 50 euros, ce qui avait fait dire à certains qu’il s’agissait d’une fake news, ce que la police avait démenti.

Le ministre De Crem a néanmoins livré des chiffres qui intéressants sur le nombre de vols de voiture commis en Belgique, par « subterfuges » ou « par ruses ». Il a toutefois conclu qu’il ne fallait pas s’inquiéter outre mesure de ce type de vol. « Il s’agit d’un phénomène criminel très limité ».

En 2017, 142 voitures ont été volées par ruse. Les ruses développées sont vieilles comme le monde, mais des conducteurs tombent encore dans le panneau. Par exemple, 4 véhicules ont été dérobés par un (ou des) auteur(s) qui ont simulé une panne ou un accident. On voit la scène d’ici : un pauvre vélomoteur arrêté sur le côté de la route le long

d’une route de campagne, un gentil conducteur s’arrête pour lui venir en aide et le voilà dépouillé de sa bagnole. Par deux fois, le voleur a utilisé un déguisement pour voler le véhicule. On n’ignore de quel déguisement il peut bien s’agir… Deux vols ont été commis par des personnes qui ont feint de chercher quelque chose (leur chemin par exemple). Trois vols ont été commis par des personnes qui se présentaient comme de bons samaritains et proposaient leur aide. Un vol de voiture a été commis par un auto-stoppeur. Dix vols ont été commis en parvenant à distraire la victime. L’arnaque au billet de 50 euros

pourrait entrer dans cette catégorie. Grand classique aussi : l’auteur demande de faire un essai avec la voiture et se taille avec, au nez et à la barbe du vendeur ! Cela est arrivé 7 fois en 2017. Certains poussent le scénario très loin. Ainsi, en 2017, un vol a été commis par une personne qui avait mis en scène un décès ! Autre technique : interpeller le conducteur pour lui voler sa voiture, cela a réussi à 18 reprises en 2017.

Les vols de voitures par ruse sont en diminution (185 en 2016, 142 en 2017) et restent très minoritaires par rapport au nombre total de voitures volées (8.565 en 2017).

15/05/2019 – Sud Presse – Déjà dix victimes apaisées par Switch

Il y a quelques jours, Sud Presse revenait sur l’une de mes dernières questions parlementaires. J’avais interrogé le Ministre de l’Intérieur au sujet de l’accompagnement de victimes par des chiens lors de leurs auditions afin de les apaiser.

Capture d’écran 2019-05-15 à 10.19.45

Le ministre de l’Intérieur Pieter de Crem, rien que lui, vient de communiquer sur les états de service de Switch, le chien de soutien émotionnel de la zone de police de Bruxelles Nord (Schaerbeek, Saint-Josse et Evere), unique du genre en Belgique. En poste depuis octobre 2018, il a assisté 10 victimes à ce jour, surtout des enfants. Ses maîtres rêvent de le faire entrer un jour… dans un tribunal !

Ce chien de race labernois s’appelle Switch (2 ans) mais au commissariat d’Evere où il passe le plus clair de son temps, on le surnomme Carpette, tellement il est doux, calme et lent. Sa vie de chien policier est autrement plus zen et moins risquée que celle de ses homologues spécialisés dans la recherche de drogue ou d’explosif. Lui, ce qu’on lui demande, c’est d’apporter du soutien aux victimes reçues au commissariat et plus particulièrement aux victimes entendues par la brigade judiciaire.

À ce jour, 10 victimes, 8 enfants et deux femmes, ont déjà bénéficié de sa présence bienveillante. « Il s’agissait de dossiers lourds de violence intrafamiliale et d’un dossier de racket », explique Audrey Dereymaeker, porte-parole de la zone BruNo. « Avant que l’enfant ne soit auditionné, nous l’accueillons dans un local pour lui expliquer la procédure, le fait qu’il va être filmé, etc. C’est là que le chien intervient. Son job est d’aller vers l’enfant et de s’installer à ses côtés. L’enfant peut le caresser, le regarder… Ça lui permet de déstresser, de le rassurer. Et de le mettre dans de meilleures conditions pour l’audition qui va suivre. On aimerait que le chien puisse l’accompagner pour l’audition. Nous en avons fait la demande au Parquet car légalement, seul l’avocat peut accompagner un enfant. Certains ont peur que le chien ne détourne l’attention de l’enfant ou ne le distraie alors qu’on l’interroge. Switch est pourtant formé pour être le plus calme possible : il ne lèche pas, n’aboie pas, ne court pas. C’est juste une présence… rassurante. On voudrait qu’un jour, ce chien soit admis tout au long du processus judiciaire. Jusqu’à accompagner une victime au tribunal, pour le procès. Un moment souvent éprouvant ».

D’autres zones intéressées

Et de nous raconter cette anecdote montrant combien Switch fait son maximum pour se faire le plus discret possible, malgré sa taille imposante. « En croisant un Chiwawa dans la rue, il s’est mis à ramper pour ne pas l’effrayer ! »

Ce chien vient tout droit du Québec (Canada) où il a été dressé par la fondation Mira, grâce à une collaboration avec la police québécoise. Il vit en alternance chez ses deux maîtres-chiens (Nathalie et Christophe, inspecteurs). Plusieurs zones de police du pays ont marqué leur intérêt pour recruter un chien émotionnel comme Switch. Dont la zone Germinalt (Gerpinnes, Thuin…) et la zone Haute-Senne (Braine-le-Comte, Ecaussinnes, Le Roeulx, Soignies). C’est d’ailleurs le député de Braine Jean-Jacques Flahaux(MR) qui interrogeait le ministre de l’Intérieur sur ce fameux chien déjà en fonction à BruNo. Pieter De Crem n’en a dit que du bien (« Le chien apporte de l’apaisement et du réconfort aux victimes. Les conclusions sont très positives. Il faut encourager ce type d’initiative »). Quant à la question de dégager des fonds spécifiques, « celle-ci et prématurée », a-t-il dit. Il faut dire que Switch n’est pas donné ! Il a coûté 16.035 € divisés en 5 ans. Ce prix comprend sa formation et celle des deux maîtres-chiens, de même que le suivi de cette formation, par la fondation québécoise Mira. Avec une garantie d’échange en cas de souci (maladie, comportement…) À cela, il faut ajouter les frais de nourriture, vétérinaire, matériel… Derrière cette touffe de poils, se cache un véritable pro !

15/05/2019 – Notélé – Débat Européen

Capture d’écran 2019-05-15 à 10.01.00

Durant une heure et demie, j’ai participé au débat des candidats européens du Hainaut à la télévision régionale du Hainaut occidental, NoTélé. J’y étais confronté à 5 candidates (PS, PTB, Ecolo, cdH et Défi). Je suis très fier d’avoir représenté mon parti à ce débat, même si sur la problématique des réfugiés, j’avais le sentiment,très injuste, que tout le monde s’est « défoulé » sur le Gouvernement belge, alors que les amis en Europe du cdH (Hongrie, Slovaquie, Bulgarie), du PS (Roumanie, Lituanie, Slovaquie) et même d’Ecolo (Lituanie) pratiquent la politique du refus total de tout réfugié dans leur pays. Je n’ai évidemment pas manqué de rappeler que, parmi les plus grands européens qui ont oeuvré à l’avancée réelle de l’Europe, on a notamment deux femmes libérales, Simone Veil, rescapée des camps de concentration, ministre de la Santé qui a libéralisé l’avortement en France et a été la toute première présidente du Parlement européen, femme de convictions et exemplaire comme défenseur de l’état de droit. L’autre est Margrethe Vestager, commissaire européenne libérale danoise, qui a mis à genoux Apple et Google en leur imposant des milliards d’euros d’amendes pour abus de position dominante.

Pour revoir le débat, cliquez ici ! 

29/04/2019 – Visite du chantier de la gare de Braine-le-Comte

Capture d’écran 2019-04-29 à 12.53.24.png

Ce lundi, les Ministres François Beĺlot et Denis Ducarme sont venus présenter les investissements ferroviaires d’un montant de 5,5 millions d’euros qui vont permettre la rénovation de la gare, la création de 500 places de parking et la prolongation du tunnel sous-voies. Les travaux ont démarré et Maxime Daye, Bourgmestre, ainsi que le Ministre Denis Ducarme Bis, ont insisté sur le rôle que j’ai joué comme membre de la commission Infrastructure et Mobilité. Le Ministre Bellot a aussi mis en exergue mon insistance constante sur les problèmes des retards ferroviaires.

Capture d’écran 2019-04-29 à 12.54.47.png

Un million est mis sur la table par la Ville, mais il est directement récupéré par des charges d’urbanisme imposées au futur éco-quartier. Le coût est donc neutre pour les Brainois !

Les aménagements offriront aux navetteurs un plus grand confort. En cinq ans, le nombre de train quotidiens est, en effet, passé de 71 à 98. Cela mène le nombre de voyageurs à 5000 en semaines et à 2 à 4000 le week-end.

 

 

 

Capture d’écran 2019-05-02 à 16.31.43.png

25/04/2019 – Reconnaissance du génocide arménien

Capture d’écran 2019-04-25 à 16.28.51

J’ai toujours été un parlementaire particulièrement exemplaire et suivant les recommandations de mon parti. Mais je ne pouvais pas participer au vote qui prenait en compte, ce qui est une bonne chose, la lutte contre la négation du génocide du Rwanda, mais qui laissait sur le bord du chemin, les actes de négation du génocide arménien.

Il est vrai qu’il y avait des obstacles juridiques sérieux à l’égard de cette prise en compte. Mais symboliquement, historiquement, politiquement, je ne pouvais en tant qu’historien et en tant que député, voter en faveur du texte qui ne prenait pas en compte les DEUX génocides. J’ai donc, sciemment, avec deux de mes collègues du MR, refusé de participer à ce vote.

Je n’ai pas voulu voter contre car le génocide rwandais est une abomination et on ne peut le nier et accepter qu’il soit nié. Et je n’ai pas voulu m’abstenir car j’étais trop fâché que l’on n’évoque nullement le génocide arménien.

Heureusement, le groupe MR a déposé une proposition de loi ce mercredi qui guidera notre action dans le prochain Parlement et qui va totalement dans le sens demandé par la communauté arménienne. Mais il est clair que cela aurait été mieux si les deux textes avaient pu être votés en même temps.

23/04/2019 – Auditions Buizingen

Ce mardi, à ma demande, nous recevrons en commission de l’Infrastructure les directions de la SNCB et d’Infrabel afin de faire le point sur les suites de la catastrophe de Buizingen,

L’objectif est d’analyser le suivi des 109 recommandations qui avaient été rédigées par la commission spéciale mise en place à l’époque et de s’assurer que les leçons tirées à la suite de ce drame ont bien été retenues et, surtout, suivies d’actions concrètes.

En effet, depuis plus de deux ans et demi, ce thème n’a plus été abordé au Parlement. À l’occasion de l’ouverture du procès et du triste anniversaire de cette catastrophe, il me semblait donc opportun de faire le point sur la situation.

3/04/2019 – Réception de la Présidente de l’Assemblée Nationale vietnamienne

Capture d’écran 2019-04-03 à 14.21.11

Ce mercredi, Nguyễn Thị Kim Ngân, Présidente de l’Assemblée Nationale viêtnamienne, était en visite officielle en Belgique. Elle en a profité pour faire un saut par la Chambre des Représentants. En l’absence du Président de notre assemblée, j’ai eu l’honneur de l’accueillir, avec mon collègue Georges Dallemagne. En plus de discussions passionnantes sur les relations entre nos deux pays, nous avons eu l’occasion d’arpenter les couloirs du Palais de la Nation et d’échanger sur l’histoire de nos Etats respectifs.

Capture d’écran 2019-04-03 à 14.21.19